Violence-Harcèlement-Consentement

 

Selon l'OMS, la violence est l'utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l'encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d'entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès.

​Il existe différents types de violence :

- la violence physique : coups, blessures, ....

- la violence sexuelle : abus, attouchements, viol, ....

- la violence verbale: insultes, intimidation, humiliation, ...

- la violence psychologique : contrôle des allées et venues, surveillance du gsm, le/la partenaire demande les mots de passe, est jaloux(se) de façon excessive, vous isole de vos amis/famille, etc.

- la violence économique : par exemple : emprunter de l'argent sans rembourser, empêcher de travailler,...

- la cyber-violence: par exemple, humiliation d'une personne sur les réseaux sociaux, sur youtube ou autre, dégradation de la réputation de quelqu'un, cyber-harcèlement, etc.

- la violence sexo-spécifique (asymétrie de pouvoir entre les genres) : mutilation génitale féminine, mariage forcé, accès restreint à l'instruction, ...

La violence peut toucher homme ou femme, peut se réaliser au sein d'un couple, marié ou non marié, entre les membres d'une fratrie, entre les membres d'une famille, entre inconnus, dans le cadre scolaire ou non scolaire, bref, on la retrouve dans tous les lieux de vie.

​47% des belges ont déjà été victimes de violences sexuelles (Amnesty, 2020). Il ne s’agit donc pas de simples exceptions…

 

Mais qu’entend-t-on par violences sexuelles ?

 

Il peut s’agir de forcer une personne non-consentante à avoir des relations sexuelles (si elles sont pénétrantes, cela s’apparente à un viol ; si ce n’est pas le cas, cela sera qualifié d’atteinte à l’intégrité sexuelle), mais également de filmer ou de photographier une personne dans son intimité à son insu, ou de diffuser ce contenu sans sa permission (revenge porn), mais aussi, de formuler des demandes répétées

et insistantes à caractère sexuel. On parle alors de harcèlement. Bien évidemment, tous ces comportements sont punis par la loi, mais malheureusement très peu d’entre eux aboutissent à une peine, faute de preuves : seuls 4% des plaintes pour viol se soldent par une condamnation (source : Theok-consent.com).

A l'inverse, le consentement sexuel est l’expression d’un choix libre et éclairé

(c’est-à-dire pas sous influence ni de substance, ni de menace ou autre forme de

pression ou intimidation) et ce pour toutes les personnes concernées.

Ne pas s’exprimer ou ne pas dire non ne signifie PAS que le consentement est donné.

La question n’est donc pas tellement de savoir si une personne dit « non »,

mais plutôt de savoir si elle dit « oui » (source : Theok-consent.com).

C'est d'autant plus important que l'état de sidération qui peut s'enclencher chez la

victime d'agression empêche toute réaction verbale ou non verbale (en savoir plus).

Et comme l'illustre avec humour la vidéo "de la tasse de thé", le consentement peut-être retiré à tout moment !

Malheureusement, même si cela a l’air simple sur papier, la réalité est parfois plus compliquée… C’est ce qu’on appelle la zone grise. Il s’agit de toutes les situations dans lesquelles les personnes concernées sont dans l’incertitude, le flou : l’autre n’a pas dit non, mais la personne en face ne sait pas réellement si l’autre a dit oui, ou si elle a peut-être changé d’avis. Souvent, le fait de recourir à l’excuse de la zone grise du consentement fait partie de ce qu’on appelle la culture du viol. Certains agresseurs font usage de cette zone grise pour se déculpabiliser, ce qui à l’inverse culpabilise d’autant plus les victimes.

Comme le signifie clairement la campagne #Jdiwi d'Amnesty : "Si tu hésites entre oui et non, pose-lui la question !"

Depuis plusieurs années, l’on entend de plus en plus parler du harcèlement. Une chouette BD a été créée pour l’illustrer. Il s’agit du « projet crocodiles », accessible en ligne.

Que ce soit en tant que victime ou en tant que témoin, ce n’est pas toujours facile de réagir à une situation de harcèlement ou d’agression.

Une mini formation en ligne peut te donner des pistes : www.standup-international.com

Vous êtes victime ou témoin de violence ou de harcèlement ? Le premier pas pour en sortir c'est d'en parler !

Dans notre centre de planning à Saint Josse, des professionnel(les) bienveillant(e)s vous accueillent : psychologues, conseillères conjugales, assistant(e) social(e), juristes. Vous pouvez nous à nous contacter par téléphone ou venir sur place, nous pourrons faire le point avec vous.

Et voici quelques lieux ressources :

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SOS Viol

- Par téléphone : 0800 98 100 - permanence téléphonique gratuite et anonyme pour les victimes et/ou leur entourage et/ou des témoins du lundi au vendredi de 8h à 18h

- Par mail : info@sosviol.be

- Tchat en ligne le lundi et le vendredi de 17h à 21h et le mercredi de 14h à 18h : www.sosviol.be/

- Consultations psychologiques, sociales et juridiques sur rendez-vous : Rue Coenraets 23, 1060 Saint-Gilles

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Centre de Prise en charge des victimes de Violences Sexuelles (CPVS)

(24h/24): une victime peut recevoir les soins suivants :

  • Soins médicaux

  • Support psychologique

  • Enquête médico-légale

  • Si souhaité, déposer plainte à la police, par l’intermédiaire d’un inspecteur, spécialement formé pour les faits de mœurs.

  • Suivi : un suivi médical, éventuellement pour les médicaments que vous prenez ou pour les lésions dont vous êtes victimes. Un suivi psychologique pour vous aider à gérer l’incident. 

Pour plus d’infos : www.violencessexuelles.be

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 Une ligne d'écoute bienveillante vous permettant de mettre des mots sur une situation de violence:

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Racisme et/ou discrimination ?

UNIA : Service public indépendant de lutte contre la discrimination
et de promotion de l'égalité des chances

      lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie (aide juridique...)

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Mariage arrangé, forcé, précoce, coutumier? Le Réseau Mariage et Migration est un réseau de réflexion et d'action qui lutte contre toutes les formes de mariages – forcés, précoces, arrangés, coutumiers, thérapeutiques – de violences liées à l’honneur et de violences conjugales et intrafamiliales en contexte migratoire, pouvant priver des hommes et des femmes de leur liberté de choisir.

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Le Groupe d'Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) :

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